Une cathédrale éternelle

PATRIMOINE

Notre Dame de Paris est un monument emblématique de la capitale française. Durant toute son histoire, cette cathédrale mythique n’a cessé de se renouveler et de se moderniser.

Une cathédrale bouleversante de beauté

La visite guidée de Notre Dame dont nous avons pu profiter pendant deux heures lors du voyage à Paris du journal du lycée m’a laissé avec un sentiment d’admiration devant tant de beauté, et ce dès l’entrée dans celle-ci.  En effet, une fois les portes passées on se rend compte de la grandeur et de la splendeur de cette œuvre. A l’intérieur, on ne peut que contempler cet éclat de ces pierres blanches ainsi que la hauteur et la beauté de la nef.

Les vitraux ne sont pas en reste, leur grande taille ne fait qu’accentuer l’impression de hauteur dans la cathédrale.

Par ailleurs les nombreuses sculptures et les nombreux tableaux nous ont permis de nous pencher un peu plus sur l’Histoire de cette cathédrale atypique.

Ainsi, cette visite de Notre Dame m’a permis de me rappeler cette beauté qui la caractérise tant.

De mon point de vue, c’est l’une des plus belles cathédrales au monde.

Une histoire en prise avec l’Histoire de la nation

Tout commence en 1163, sous l’impulsion de l’évêque Maurice de Sully. La construction de la cathédrale va durer près de deux siècles.

L’emplacement de la future cathédrale, sur l’île de la cité, est choisi par mesure d’économie. En effet, il est plus facile et moins coûteux d’acheminer les pierres et le bois par voie maritime que par voie terrestre.

Au fil des siècles, la cathédrale Notre Dame devient un lieu privilégié pour célébrer les cérémonies importantes comme les naissances ou les mariages royaux. En effet, en 1872, la cathédrale est le lieu où se marient la fille de Catherine de Médicis et Henri de Navarre.

Cependant, elle a aussi accueilli des événements politiques comme les premiers états généraux en 1301.

Malgré tous ces événements importants, ce n’est cependant qu’en 1804, sous Napoléon 1er, que Notre Dame est officiellement reconnue comme un symbole de la conscience nationale. C’est également dans cette cathédrale qu’il se fera sacrer empereur.

Au cours du 19eme siècle, la cathédrale connaît une période de restauration, sous la direction d’Eugène Viollet le duc.

C’est notamment durant cette restauration que la flèche va être rétablie car elle menaçait de s’effondrer. Eugene Viollet le duc va aussi faire renaitre la galerie des rois qui avait été détruite au cours de la révolution.

Plus tard, durant la première et la seconde guerre mondiale, Notre Dame de Paris a été témoin de nombreuses cérémonies rendant hommage aux grands disparus.

En 1945, le général Charles de Gaulle assiste aux obsèques du libérateur de Paris : Le général Leclerc.

Enfin, en 2019, Notre Dame brûlait. 6 ans plus tard, grâce à d’importants fonds et moyens mis en œuvre, elle est aujourd’hui comme neuve et parfaitement restaurée.


Un style gothique et des méthodes de construction novatrices pour son époque

Dans le monde il existe deux styles pour construire une cathédrale : le style roman, qui s’étend du XI eme siècle au XII eme siècle et le style gothique qui est développe au cours de la seconde partie du moyen âge.

La cathédrale Notre Dame de Paris est construite dans un style gothique qui se différencie du style roman par une voûte portée par des piliers, ce qui favorise la construction de grands vitraux, amenant donc plus de luminosité dans la cathédrale.

Le style gothique est également connu pour ses voutes en ogive qui sont des voutes dans lesquelles deux arcs diagonaux, appelés ogives se croisent au centre de la voute, ce qu’on appelle donc la croisée d’ogives.

Au 12eme siècle, les artisans qui ont contribué à la construction de Notre Dame, transmettaient (pour une grande majorité d’entre eux) leur savoir-faire à leur apprenti et ainsi de suite. Ce système de compagnonnage permettait donc aux générations suivantes de continuer à construire la cathédrale car la construction d’une cathédrale dure plusieurs siècles. Il était donc primordial à l’époque de transmettre ses connaissances afin de ne pas pénaliser plus tard la bonne continuité de la construction.

Par ailleurs nous pouvons légitimement nous demander comment les bâtisseurs de l’époque arrivaient à bâtir des voutes jusqu’à 32 mètres de hauteur dans le cas de Notre Dame.

La solution est toute simple mais novatrices pour l’époque : des échafaudages légers (en bois).

D’ailleurs, on peut toujours observer dans certaines églises les trous laissés par les boulins, les poutres qui soutenaient ces échafaudages.

Pour construire une cathédrale, il faut donc bien sûr être ingénieux mais aussi se montrer très prudent. En effet il est déjà arrivé que des maîtres d’œuvre comme Guillaume de Sens manquent de prudence sur le chantier et y laissent la vie.

On ne peut qu’admirer le courage de ces gens qui, à l’époque, n’avaient pas d’outils aussi modernes et performants qu’au 21eme siècle et qui travaillaient donc au péril de leur vie.

Incendie en 2019 : un drame qui a permis la restauration et la modernisation de Notre-Dame

Il est 18h30, ce lundi 15 avril 2019 et rien ne laisse présager le drame qui commencera à peine 13minutes plus tard.

Ce soir-là, la France entière se voit blessée au cœur de son patrimoine culturel : Notre Dame de Paris brûle !

Le monde entier a les yeux tournés sur la France : venant juste de sortir d’une crise majeure – les gilets jaunes – sera-t-elle capable de reconstruire la cathédrale dans le délai fixé par le chef de l’état, c’est à dire 5 ans ? La réponse est oui. C’est le 8 décembre 2024, soit 5ans et 8 mois après l’incendie, que la cathédrale rouvre enfin ses portes. 


Retour sur une restauration rapide mais minutieuse et rigoureuse

Après avoir pris la décision de rénover la cathédrale selon les pratiques de l’époque, le gouvernement a choisi de mettre à l’honneur des artisans de toute la France pour la rénovation de ce monument emblématique de notre pays.

Après l’incendie, le premier défi fut de mettre en place une sorte de parapluie géant pour empêcher la pluie d’abîmer encore plus ces pierres et ces poutres déjà bien fragilisées par l’eau utilisée par les pompiers.

Cela étant fait, le travail le plus dur fut de démonter les barres en acier des échafaudages temporaires, qui avaient fondu et s’étaient soudées entre elles à cause de la chaleur. 

Cependant, ce nouveau défi allait devoir être reporté en raison d’un événement improbable : le confinement.

Ce travail laborieux, qui n’aurait pas pu être réalisé sans le travail acharné d’hommes et de femmes cordistes, a été terminé en décembre 2020, soit 8mois après avoir eu, le 27 avril 2020, l’autorisation de reprendre les travaux, tout en respectant les règles sanitaires.

Cela étant fait, les artisans se sont mis au travail pour rendre à la cathédrale son éclat d’antan.

Pour cela, il a fallu d’abord enlever toute la suie présente sur les pierres pour leur redonner leur blancheur et leur éclat du passé. Ensuite les voûtes qui s’étaient effondrées ont été petit à petit reconstruites. Pour cela, des demi-cintres en bois ont permis de poser les pierres et le mortier par-dessus. Cette technique permet de s’assurer que la voûte est stable avant d’enlever les demi-cintres.

Pour la nouvelle charpente, 1200 chênes de toute la France ont été sélectionnés pour pouvoir durer dans le temps.

Enfin la partie la plus symbolique à reconstruire a été la flèche. De nombreux débats ont eu lieu afin de savoir s’il fallait reconstruire la flèche telle qu’elle était à l’origine ou bien une autre plus moderne. De nombreux architectes ont proposé des projets de flèches ultra-modernes,

mais il a finalement été décidé de reconstruire la flèche telle qu’elle était à l’origine afin de perpétuer la tradition et l’héritage qui nous a été transmis de génération en génération. On ne peut qu’être émerveillés devant cette résurrection aussi rapide que magnifique.

Arthur Chatillon

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