Sensibilation au harcèlement : les coulisses de l’intervention de la classe droit

Dans le cadre des projets pédagogiques de notre classe option DGEMC, nous nous sommes mobilisés autour de la question du harcèlement et plus particulièrement du harcèlement scolaire, l’objectif étant de sensibiliser les classes de seconde sur cette problématique en leur présentant les risques du harcèlement scolaire mais aussi les réactions à avoir lorsque l’on est face à cela.

la conférence

Dans un premier temps nous avons pu assister à une conférence très enrichissante de Maitre LEAL-BERNARD, avocate médiatrice enquêtrice en droit social, lors de laquelle nous avons pu mieux comprendre ce qu’est le harcèlement dans ses formes visibles mais aussi dans ses dimensions plus juridiques.

Lors de cette rencontre, l’avocate nous a rappelé que le harcèlement peut survenir dans de nombreux contextes tels qu’au sein d’un établissement scolaire (écoles primaires, collèges, lycées…) au travail, dans un espace public, en ligne (cyberharcèlement) ou bien même au sein d’un cercle familial. Ce harcèlement peut prendre plusieurs formes comme des insultes, des moqueries, des critiques, des bousculades, des coups… Mais aussi du racisme, de l’homophobie ou bien du harcèlement sexuel.

Elle a ensuite insisté sur une notion essentielle qu’est celle de la répétition, car en effet, pour être juridiquement qualifié de harcèlement, les faits doivent se produire au moins deux fois sinon nous rentrons dans le cadre d’une agression et non du harcèlement. De plus, nous avons appris que l’effet de groupe dans le harcèlement se juge différemment, si, au sein d’un même groupe chacun n’agresse qu’une seule fois la victime, cet effet de groupe va permettre de qualifier ceci comme harcèlement car il y a bien une répétition subite par la victime même s’il ne s’agit pas de la même personne.

Cette intervention nous a aussi permis d’aborder les conséquences du harcèlement, tant sur le plan physique que psychologique, ainsi que les responsabilités encourues par les auteurs mais aussi les témoins qui n’ont pas dénoncé cela.

En effet les conséquences sur la victime peuvent aller de l’anxiété et l’échec scolaire aux scarifications et même au suicide. Les auteurs et les témoins non-aidants peuvent encourir entre 6 et 18 mois de prison suivis d’une amende de 7500 euros et des dommages et intérêts lorsqu’il est âgé de plus de 13. Si la victime va jusqu’au suicide d’un enfant de moins de 15ans, la punition augmente à 2ans et demi de prison et les mêmes versements. Sachant que si les auteurs sont mineurs les frais reviendront aux responsables légaux.

Enfin, un temps d’échange nous a permis de poser des questions et d’apprendre les solutions face au harcèlement, comme notamment l’importance de la communication, que cela soit en tant que victime mais aussi en tant que témoin. Il existe d’ailleurs des dispositifs d’aide tels que le numéro 30 18 à appeler lorsque l’on n’a personne à qui parler ou que l’on n’ose pas se confier à son entourage, mais aussi des établissements dans lesquels l’on peut se rendre comme la « Maison des ados » ici, au Moulin à vent.

Brainstorming entre les élèves de la classe de droit pour préparer l’intervention dans les classes

Suite à cette conférence, notre classe s’est réunie afin de réfléchir à la manière dont on allait intervenir auprès des secondes. Un temps de brainstorming a donc été mis en place durant lequel nous avons réfléchi sur les informations importantes à mettre sur notre diaporama, mais aussi comment aborder les secondes avec des questions et des interactions tout en présentant notre support. Nous avions aussi préparé en amont un quiz et des courts métrages pour rendre cette intervention plus dynamique et intéressante.

L’intervention, dans les classes, des élèves de la classe de droit

Enfin, des groupes d’intervenants ont été créés et des horaires de passage nous ont été donnés.

Ces interventions furent très enrichissantes et très interactives, nous avons pu leur poser des questions afin de les faire réfléchir sur cette problématique et les encourager à participer. Ces échanges nous ont permis de mieux connaître leur point de vue et de les corriger sur certaines idées reçues et de leur rappeler l’importance des témoins.

                                                  Eva Porcelli

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